mercredi 13 avril 2011

Réflexions citoyennes

Miarahaba, tompokolahy.
Manaja, tompokovavy.
BEzoro isika mianakavy.

Parlons un peu de développement. Nous avons 3 Pôles Intégrés de Croissance - PIC - à Madagascar. Mises en place par le régime précédent*, ces unités de référence sont censées faire office de pilote pour le développement, pour ainsi dire de champ d’application ou autrement dit de laboratoire et de vitrine.
 
Le coup d’Etat de 2009 ayant provoqué la tiédeur de la Banque Mondiale en matière de déblocage de financements, les artisans du PIC ont, malgré ce handicap de taille, poursuivi leur mission en consacrant leurs efforts aux « opérations » d’ordre humanitaire.

Pour le cas de Taolagnaro, leur intervention permet à la valeur humaine de sauvegarder son sens. Ce, même au plus fort de la crise. Juste à titre d’exemple parmi tant d’autres, ils s’occupent des voies de desserte comme celle de Ranomafana. Résultat obtenu : approvisionnement régulier de Taolagnaro en denrées alimentaires de base. Bonne anticipation de leur part ! La pire des crises est alimentaire, n’est-ce pas ?

Faire un état des lieux des PIC doit s’avérer fort intéressant. Surtout actuellement. Contentons-nous pour l’instant d’un petit survol.

Antsirabe, notre ville de résidence, dispose en plus de tous ses atouts régionaux en termes de moyens et de ressources, du gros avantage de ressembler à un carrefour. Mieux encore : c’est les loges pour ceux qui vont soit à l’Ouest, soit au Sud. C’est les coulisses pour ceux qui veulent joindre Antananarivo avant de poursuivre vers le Nord.

Nosy-Be, vedette de notre devanture touristique, bénéficie aujourd’hui d’un accès hautement facilité. De la capitale, on parvient en voiture à Ambanja rien qu’en une bonne mais grosse journée. Il suffit d’attraper, par la suite, les horaires des traversées pour Nosy-Be. Celles de la matinée, de préférence. La mer est plus clémente, quelques fois même presque douce, pour ceux qui appréhendent les voyages maritimes.

Taolagnaro, aujourd’hui, nous semble la moins lotie. Parlons des coûts de la vie, dont ceux qui touchent autant le panier de la ménagère que le portefeuille du bon père de famille. Les meilleurs rapports sont ceux d’Antsirabe. Nosy-Be est pratiquement invivable sauf pour les gens du crû. On y raisonne euro, à défaut dollar. Mais à Taolagnaro, c’est encore pire.

Et comme on s’y retrouve, par-dessus le marché, pratiquement enclavé avec une pluviométrie fort élevée… La RN 13 est devenue, par certains endroits, aussi cassante que les pires pistes. Ambovombe est désormais à plus de 4 heures de Taolagnaro, vous imaginez ? N’évoquons même plus les points critiques jusqu’à Ihosy. 

Aussi, s’échappe-t-on mal de Taolagnaro si on veut trouver mieux ailleurs ! Et décider d’y demeurer sans « être QMM », selon les dires d’un intellectuel engagé du coin, c’est du vrai patriotisme.

La caricature est vite dressée, et le décor planté !

Recto : employés à l’extraction d’ilménite et bénéficiaires d’emploi indirect.

Verso, zanatany - enfants du terroir – qui incluent grosso modo tous ceux qui y ont toujours habité, avant que le géant QMM ne se soit activé. Tous ceux qui voient leur style de vie bouleversé, se rangent naturellement dans cette catégorie-ci.

Donc, le rôle du PIC s'avère ici crucial : articuler 2 vitesses différentes d’ascension vers le mieux-vivre. Réduire absolument leur éventuelle antinomie en agissant incessamment sur les disparités culturelles, sociales et économiques. Il apparaît clairement que le « standard QMM » sert à étalonner la réussite pour la conscience collective. Que le désir enfoui soit exprimé, rejeté ou refoulé.

Parmi les dispositions prises par le PIC dans ce sens, figure l’intervention du CFHimo** pour réaliser, dans la délimitation de la commune urbaine, le pavage de 4 km de rues. Et comme les voies de circulation y sont dans un état lamentable, …

Le CFHimo, spécialiste de l’application du système HIMO structuré***, transfère ses capacités en la matière, de la conception à la réalisation des travaux. Offrir de l’emploi pour la main d’oeuvre non-qualifiée, donc les couches vulnérables. Renforcer la compétence des micro, petites et moyennes entreprises locales. En somme, rehausser les performances de ceux qui ont besoin d’atteindre le seuil minimal requis aujourd’hui par les offres sur le marché du travail.

Premier résultat attendu : soutien aux démunis grâce à une activité rémunératrice pour le commun de la population. Soulager les gens des difficultés du quotidien tout en leur indiquant comment faire pour travailler de plus en plus décemment.

Il ne faut nullement, en effet, perdre de vue que le genre de financements attribué à ce genre d’opération est remboursable, d’une manière ou d’une autre. Contracter pour contracter, autant que ces dettes que chaque malgache a et aura à rembourser, bénéficient réellement à la population. Pour cette fois-ci, nous témoignons que c’est effectivement le cas.

Au moins, une évidence majeure surgit-elle au bout de ce survol. Pour nous développer, il nous faut nous ouvrir au monde contemporain  et nous épanouir en même temps. On pourrait énumérer, à ce propos, mille recommandations. 
Nous nous limiterons, pour aujourd’hui, à une seule. 

Pour faire correctement du développement, il faut anticiper et accompagner. Comment ? En se préoccupant en priorité de l’homme, mieux encore : du maha-olona.

N’est-ce pas le rôle des philosophes, sociologues, ethnologues et autres anthropologues ? Du moins ceux qui agissent effectivement dans le cadre de l’inter-culturalité, la médiation culturelle, voire même de l’ingénierie culturelle.

Dès que les ingénieurs culturels seront aussi considérés que les ingénieurs techniques, Madagasikara rejoindra les pays émergents.

En tout cas, merci à tous les artisans actifs de notre développement national. Nous en avons beaucoup vu, toutes spécialités confondues, à l’oeuvre à Taolagnaro. Ces citoyens engagés dans l’action font vraiment de leur mieux. Malgré tout.

Mankasitraka indrindra,

VAHÖMBEY.

Antsirabe 13 avril 2011 à 20.30


(*) Voir DSRP et MAP.

(**) Centre de Formation en Haute Intensité de Main d’Oeuvre. Etablie à Antsirabe, cette structure, unique au sein de l’espace francophone en Afrique, offre des formations complètes ou à la carte en
-      Technique de construction routière et bâtiment
-      Gestion et entretien des infrastructures
-      Logiciels de calcul et de dessin
-      Logiciels de gestion de chantier (GETHIMO)

(***) Système HIMO structuré à différencier absolument de Vivres Contre Travail (VCT).

Le système HIMO structuré, nettement pragmatique dans son approche du monde de l’Emploi et au vu des résultats obtenus, est reconnu comme étant un modèle du genre.

samedi 2 avril 2011

Chance-prospérité & harmonie

Pour certains bouddhistes, être éveillé, ce n'est pas se complaire à s'abreuver en solitaire de La lumière. Et en rester là. Etre éveillé, c'est, tout en se nourrissant régulièrement et convenablement de La lumière, prendre un balai et nettoyer autour de soi; mettre de l'ordre partout où on peut afin que l'harmonie soit.

vendredi 1 avril 2011

FAMà: laharàmpahamehana

1. FANABEAZANA  Fanabeazam-boa ny Maha-Olona miompana @ kolontsaina.

2. MPITAKAZOMANGAMPIRENENA  Hisian'ny lamina eto @ tany sy ny fanjakana sady ho an'ny "continuité de l'Etat", ho atsangantsika ny komitin'ny mpitakazomangampirenena misy ireo Filohampirenena rehetra nifandimby tsy ankanavaka. Izy ireo no mpanolontsaina manokana ho an' ny Filohampirenena amperinasa.

3. MIRA LENTA  "Représentation équitable des femmes" eo anivon'ny toeram-panapahana rehetra, isan'ambaratongany. Sady hanatsara ny jerin-draMalagasy hatrany ifotony io, no hampivoatra malaky ny toe-tsaina ho mendrika kokoa hatrany.

4. FIVELOMANA Ny tetikasantsika mikasika ny fandraharahàna fivelomana iainan'ny be sy ny maro, tsy mbola ambarantsika ampahabemaso hatreto. Tena "stratégique" io. Io no mahafao ny lamina rehetra voambara etsy ambony. Io no ho bedaintsika voalohany raha vao Filohampanjakana ny FAMà.

FAnambinana ho an'ny voaàry manontolo.
FAnambinana ho an'i MAdagasikara.
FAnambinana ho antsika tsirairay avy.

vendredi 11 mars 2011

FAMà: Déclaration publique mars 2011



1. Rétrospective

11 Mars 2011. FAnambinana MAdagasikara se situe formellement dans l’opposition, en marge de toutes les plates-formes existantes. Et ce, depuis mars 2009. Nous nous abstenons volontairement de nous associer, d’aucune manière que ce soit, à la Transition. Notre unique but : triompher aux présidentielles avec nos ressources internes et nos propres moyens.

Août 2010. Publication de notre projet de société FAnambinana MAdagasikara, diminutif FAMà « ce qui libère ».

06 juillet 2009. Nous étions les premiers, parmi les opposants, à avoir reconnu publiquement la HAT comme étant l’Autorité de fait. Nous avions déjà revendiqué l’organisation, dans les meilleurs délais, des élections présidentielles et avons annoncé notre propre candidature. (1)

26 juin 2009. Notre message : « Atsangano ny saina fotsy ». Halte aux violences ! Nous avons hissé le drapeau blanc en lieu et place du drapeau national pour manifester contre l’arbitraire du coup d’Etat. Sans boycotter non plus la symbolique de l’Indépendance selon les desiderata de l’opposition constituée par les 3 mouvances. Manifestant pour le retour de la paix, nous nous sommes désolidarisés des 4 mouvances confondues. (1)

2. Feuille de route Révision n°2

Ravis de voir les négociations avancer enfin vers la sortie de crise, nous adressons nos félicitations à toutes les parties prenantes et notamment aux médiateurs, nationaux comme internationaux.

Nous exhortons ces derniers à finaliser, en intégrant les amendements « raisonnables »  souhaités par l’opposition, la Feuille de route définitive dans les meilleurs délais.

Concernant la Révision n°2, nous prenons particulièrement acte des points suivants.

-      Art. 12 : Loi sur les partis politiques et statut de l’opposition. Cet article répond convenablement à notre récente revendication, notamment concernant le statut de l’opposition et des opposants. (2)

-      Art. 19 : Statut honorifique accordé aux anciens Chefs d’Etat. Par réalisme politique et pour la continuité de l’Etat, nous avons déjà proposé dans notre projet de société de leur accorder le statut de « Hazomangampirenena ». (3)

-      Art. 40 : Observateurs internationaux pour les élections. Que les règles soient claires, et surtout appliquées avec fermeté.

Avant les élections : halte aux abus de prérogatives commis, en toute indécence, par les tenants du pouvoir actuel et leurs alliés.

Durant les élections : contrôle strict du déroulement des votes avec couverture maximale des bureaux de vote par les observateurs agréés comme autorités idoines.

Après les élections : application rigoureuse des résultats obtenus. Sous réserve d’être reconnus comme authentiques par toutes les parties en présence. Ou, à tout le moins, incontestablement prouvés comme tel par les autorités compétentes.

Vivement les présidentielles, notre prochain rendez-vous.

Antsirabe, 11 mars 2011.

Pour FAnambinana MAdagasikara,

Le fondateur,

RABEARISON Roland Dieu Donné Vahömbey.


(1)          Voir archives publication média sur Google : Vahömbey & FAnambinana MAdagasikara

(2)          Opposition : les 3 mouvances et plates-formes assimilées.
      Opposants : ceux qui, stratégiquement, se situent en marge de tout conglomérat politique existant. C’est notre positionnement actuel.

    (3)  Notre positionnement et nos avancées sont consultables en permanence sur les adresses suivantes :
fanambinanamadagasikara.blogspot.com
Facebook.com/fanambinana.madagasikara

mercredi 2 mars 2011

FAMà: mouvement d'Opposition formelle


FAMà - FAnambinana MAdagasikara - fera face aux prochaines présidentielles en tant que mouvement d'Opposition formelle.
D'où notre refus de participer, d'aucune manière que ce soit, à la Transition.
 
Que les règles à établir à ce sujet dans la Feuille de route définitive soient donc claires. 
Quel statut accorder à l'opposition et aux opposants ? Droits et devoirs ? Privilèges et balises ?

Un gentlemen agreement doit équilibrer, au moins artificiellement, les forces de toutes les parties en présence pour les présidentielles. C'est le moins qu'on puisse attendre de ceux qui exercent, même arbitrairement, un pouvoir de fait. La réussite des élections est à ce prix. De même, la stabilité, la paix et la sérénité qui s'ensuivront.

Nous ne rêvons d'aucune largesse de la part de ceux qui usent aujourd'hui à volonté, souvent démesurée, de la puissance publique. Tout ce qu'il nous faut, c'est des garanties formelles pour éviter de nous faire bâillonner inutilement. Ou pire encore, de voir nos sympathisants se faire maltraiter injustement. 

Nous mettons au défi les tenants du pouvoir actuel, ainsi que leurs alliés, d'établir et de respecter le statut de l'opposition et des opposants. Vu l'avance certaine qu'ils n'arrêtent pas de prendre au fil des jours pour accaparer les rênes de la République, que peuvent-ils craindre des outsiders de notre genre ? A leurs yeux, sûrement rien ! 

Alors, ce statut ?

Karibo @ banjan'ny FAnambinana ê :-)