samedi 14 avril 2012

" Saha-Lanitra. L'horizon est la lisière de mes rizières."




La version en PDF de l’essai «  Saha-Lanitra. L’horizon est la lisière de mes rizières » est désormais disponible. Les lecteurs qui souhaitent le découvrir en exclusivité, sont priés d’envoyer dans les meilleurs délais un mail à fanambinanamadagasikara@gmail.com

Il est normal que l’éditeur sur lequel aura porté notre choix final, nous interdise de continuer à le faire dès que le contrat sera signé entre nous. Comme nous comptons respecter absolument la clause y afférant, notre présente offre n’est donc valable qu’à titre exceptionnel. Aussi, est-elle limitée dans le temps.

Jusqu’à ce que l’interdiction prenne effet, vous pouvez encore profiter d’une lecture gratuite. Unique condition restrictive, tous les droits concernant cet ouvrage littéraire sont d’ores et déjà réservés.


N.B:


Merci d'avoir bien voulu nous solliciter pour bénéficier de l'exclusivité de notre offre. Toute notre reconnaissance à ceux et celles qui nous ont fait parvenir leurs critiques, remarques et suggestions. 


Après dix jours de mise à disposition, le délai accordé pour la lecture gratuite de la version en PDF s'achève ce 24 avril 2012. Le temps de procéder aux dernières corrections et l'ouvrage intégrera le circuit de l'édition.

samedi 7 avril 2012

JOYEUSES PÂQUES 2012.

TANIN-TARANAKA. L'horizon est la lisière de mes rizières.


Début des extraits.

« Plus jamais ça ! », s’insurgent les citoyens éclairés devant les crises à répétition – 1972, 1991, 2002, 2009 – qui bouleversent cycliquement le quotidien de la population malagasy. Pourquoi ? Comment ? Les analyses fusent de partout, toutes aussi pertinentes les unes que les autres. L’axiome, adopté généralement, est presque toujours le même. La crise est un effet dont on recherche obstinément la cause. Dessein très louable: éviter qu’elle ne se reproduise encore dans le futur.

Mais… Sera-t-il indécent de remonter la question ? Et si la crise, au lieu d’être assimilable seulement à un effet, figure elle-même une cause ?... Oui, une cause inscrite dans un Supra-Planning dont la fonction est d’accélérer graduellement une dynamique de réveil pour l’Eveil des Malagasy. Oui, pour les préparer à l’avènement d’un monde nouveau dont ils seront les artisans-précurseurs. En cheville avec d’autres nations pressenties elles aussi, précisons-le clairement.

Avant de rire grassement devant une telle perspective porteuse d’espoir, les Malagasy feront mieux d’y réfléchir au moins deux fois. Ce n’est certainement pas les partisans d’une oligarchie apatride et financière qui les encourageront à s’interroger dans ce sens. Ceux-là se féliciteront plutôt que les intellocrates malagasy s’assoupissent dans une soporifique expectative. Demeurer amorphe, c’est se croiser les bras devant les avancées anthropophagiques de l’esclavagisme d’une surconsommation-dilapidation. Ruines et désolation, point final pour la civilisation.

Que faire avant de relever les manches ? Raffermir la base. « Connais-toi, toi-même », professait Socrate. « Coache-toi, toi-même », renchérissons-nous. Avant de prétendre coacher les autres, le bon sens enseigne de se coacher soi-même. Le coaching, avant d’être une approche, une démarche et une méthode à copier-coller sur les réussites glanées ailleurs, se doit d’être éminemment culturel. A chaque culture, son style de coaching. Le nôtre est du « fanabeazam-boa ny Maha-Olona ». Aucun besoin de traduire, toutes les lignes précédentes n’ont fait que s’en occuper. « Mpanazàry » est le mot-clé.

Fin des extraits.

Le travail d'écriture de l'essai intitulé "SAHA-LANITRA. L'horizon est la lisière de mes rizières." touche à sa fin en cette veille de Pâques. Une version électronique de l'ouvrage sera bientôt disponible en attendant son impression sur papier.

Quelques 220 pages, en times new roman 14 sur A4 lors de la rédaction.

JOYEUSES PÂQUES !

Antsirabe, 07 Avril 2012.

RABEARISON Roland Dieu Donné Vahömbey.





lundi 5 mars 2012

MALAGASY et non malgache.

                                   TANIN-TARANAKA. L'horizon est la lisière de mes rizières



Ci-après, extrait de l’ouvrage en cours d’écriture « SAHALANITRA, l’horizon est la lisière de mes rizières. », chapitre V. Tous droits réservés.

« Nous sommes à peine au tout début du troisième millénaire. Aucune nation au monde ne nous installera sur les hautes marches du podium si nous ne renforçons dès aujourd’hui nos préparatifs, de la pépinière à la catégorie des vétérans. S’il est utile de savoir d’où on vient, il sera plus judicieux de savoir où aller. Alors commençons par savoir qui nous sommes, ou tout au moins où nous en sommes.

Quand on parle de malgachéité en philosophie, c’est pour évoquer l’Être malgache. Cette malgachéité précède la malgachitude qui désigne l’ensemble des valeurs culturelles et spirituelles ainsi que la prise de conscience de l’appartenance à cet ensemble.

Evoquer le  «maha-malagasy », est-ce faire référence à la table des valeurs culturelles et spirituelles ainsi qu’à la prise de conscience afférente ? Ou à l’Être malagasy dans le sens ontologique du terme ? 

Autrement dit, continuerons-nous à nous contenter de soulever distraitement le voile du côté de la vision du monde ou allons-nous enfin scruter du côté de la source grâce à la réflexion philosophique ?

Répondre à ces questions-clés, peut-être hermétiques pour les uns et futiles pour les autres, nous aidera à établir le domaine de définition du « tanin-taranaka » pour en faire un concept véritablement opératoire. Les ignorer, c’est nous condamner à demeurer tels que nous sommes aujourd’hui : une bête sans tête en pleine léthargie.

La pensée malagasy naîtra dans la mesure où nous pensons enfin malagasy. Ce qui équivaut à penser en malagasy même quand on s'exprime dans une langue d’emprunt tel que le français, l’anglais ou le mandarin. Nous ne devons plus nous suffire de l’inter-culturalité qui se limite au contact entre différentes cultures. Ce serait nous empêtrer dans des règles artificielles de bienséance dont celle de l’orthodoxie syntaxique propre à une langue donnée, entre autres.

Nous avons intérêt à nous engager dans la trans-culturalité avec ce que cela suppose de qualité d’échange pour asseoir des relations mutuellement enrichissantes entre deux cultures a priori différentes. Ce qui équivaut, en ce qui nous concerne, à mûrir de plus en plus pour être tout de suite ce que nous voulons devenir. Abandonnons au siècle passé notre mauvaise habitude de plus réagir qu’agir. Découvrons désormais les secrets de la pro-action.

Commençons déjà par nous débarrasser de notre maquillage démodé de « rajakom-bazaha » comme le dirait le poète Jean Narivony. Au moins pour deux raisons. La première, nous sommes las de marcher à quatre pattes pour décider d’avancer enfin debout, même sur nos kiranyl et nos kapapneu. La seconde, les vazaha ne sont plus ce qu’ils étaient pour nous donner toujours envie de les singer. D’ailleurs, d’autres conquérants ne cognent-ils déjà à nos portes ?

Délibérément, tout le long de ce livre, nous écrivons malagasy au lieu de malgache. Les vibrations énergétiques de ces mots ne sont pas semblables. Les fréquences engendrées, non plus. Et donc, les résultats obtenus par leur utilisation. Le vocable malagasy est authentique et armé pour la pro-action. Son ersatz malgache, superficiel et auto-lesté de rétroaction.

Notre recommandation : si nous voulons enfin rayonner de toute notre dimension ontologique pour exister à l’échelle mondiale, il est grand temps de nous appeler Malagasy dans toutes les langues du monde entier et non Malgaches. Aussi est-il impératif de dire et d’écrire malagasy et non malgache même dans le cadre de la francophonie. »

Fin de l’extrait.


Antsirabe, 05 mars 2012


RABEARISON Roland Dieu Donné Vahömbey


dimanche 12 février 2012

VOUS AVEZ LE DROIT DE TOUT SAVOIR.

                                  TANIN-TARANAKA. "L'horizon est la lisière de nos rizières."



Vous avez le droit de savoir qui sont les présidentiables.
Vous avez le droit de savoir qui ils ou elles sont derrière les masques qu’ils ou elles affichent.

Vous avez le droit de revendiquer qu’ils ou elles se soumettent tous et toutes à une authentique enquête de moralité.

Comme votre confiance doit absolument se mériter, je décide en tant que candidat aux présidentielles de vous dévoiler volontairement tout ce que je porte sur le dos, donc côté verso. Si d’autres questions que je n’aurais su aborder convenablement vous gênent encore aux entournures, je vous saurai gré de me les soumettre directement à l’adresse fanambinanamadagasikara@gmail.com 

J’y répondrai personnellement et vous donne ma parole que je n’éluderai rien de rien. C’est une résolution que j’appliquerai aussi une fois à la Présidence. La transparence est et sera notre meilleur « velirano ».

Bref historique des coulisses

En 2009, après avoir facilité l’exfiltration de la dernière vague des proches de monsieur Marc Ravalomanana, j’ai subi les foudres des pro-HAT. Un mandat d’arrêt à mon nom était en voie d’exécution. Heureusement des bonnes volontés établies ici à Antsirabe se sont levées contre. Elles me connaissent ici en tant qu’artiste-musicien qui a toujours contribué à la formation et la promotion des artistes du crû depuis mon installation dans cette belle ville en 2003. Toute une pléiade d’artistes antsirabéens auront franchi avec succès la barrière de l’anonymat. 

De mes cours sur le coaching et la communication publicitaire à l’ESSVA (1), quelques promotions se souviennent encore de ce qui leur aura été transmis. Avec les membres de la ligue et les instructeurs de karaté-do, nous avons toujours lutté contre manques de ressources et carences financières pour assurer la qualité de notre éducation martiale. A preuve, la réussite de notre organisation du championnat de Madagasikara ici-même en 2007 en creusant au fond de nos poches respectives.

La levée de la menace du mandat d’arrêt ne m’a pas pour autant épargné les poursuites, intimidations et vexations plus officieuses. Ecoute téléphonique, espionnage par GPS, tentatives d’enlèvement et de séquestration déjouées à temps, etc. Acculé, j’ai préféré me fondre dans le maquis pour éviter tout affrontement direct. Cela, malgré les appels de mes pairs instructeurs d’arts martiaux et de sports de combat qui voulaient me voir faire bloc avec eux contre les violences accrues et scandaleuses portées sur la personne du Pasteur Lala Rasendrahasina, entre autres.

Tant pis pour la légende du coordonateur des barrages de Faravohitra en 2002 et le prestige du maître de cérémonie de la Première Nuit des arts martiaux fin 2002, j’ai catégoriquement refusé. Deux raisons : 1. Ne pas m’opposer par la violence à la violence. Les risques de dégâts collatéraux pour les vulnérables et les indigents sont toujours imprévisibles. Mon principe humaniste me l’interdit fermement. 2. Pourquoi me battre pour les débris d’honneur d’un lâcheur de la République, un fuyard politique bien au chaud de l’autre côté du Canal de Mozambique ?

N’empêche ! Les limiers des pro-HAT n’ont pas voulu desserrer leurs crocs pour autant, m’obligeant à faire cache-cache avec eux pendant un trop long bout de temps. On me soupçonnait à la fois de vouloir monter des commandos de résistance et de mettre de côté une partie de la fortune des Ravalomanana. QUELLE INEPTIE ! Je déclare sur l’honneur par la présente que jamais je n’ai reçu un ariary de monsieur Ravalomanana, sauf pour mes services en tant que coach et communicateur lors de sa campagne victorieuse pour la mairie d’Antananarivo en 1999 (98 ?).

Après l’annonce publique de ma candidature en juillet 2009, les pro-HAT et les pro-TIM ont su s’arranger pour me ruiner en brisant tous mes contrats de travail en tant que consultant senior dans le domaine du coaching et de la communication. Mes clients, même les plus fidèles, m’ont fermé leurs portes. J’étais devenu pestiféré et infréquentable. J’endure cette situation maintenant depuis trois ans et me débrouille pour gagner autrement ma pitance. Ce qui ne tue pas, rend plus fort. C’est vrai. J’ai réappris à apprécier la saveur du « tetikovy » et du potage maïs-haricots rouges, alimentation quotidienne des tireurs de pousse-pousse.

Le top du top, je me suis enfin décidé à devenir végétarien. Mes pairs, instructeurs seniors d’arts martiaux, me l’avaient toujours affirmé. La sérénité intérieure et le calme extérieur sont plus faciles à atteindre pour les végétariens. En effet, la qualité du zazen devient nettement plus délicieuse. Mon bannissement du milieu des affaires m’a tari mes anciennes sources de revenus mais m’a ouvert plus largement le seuil du DO, La Voie. J’ai abandonné Sun-Tzé aux fins stratèges de la guerre pour mieux intégrer la voie de la vertu prônée par Lao-Tseu. 

Autant donc vous dire franchement, je sais très bien ce que crise signifie de serrage de ceinture pour les chômeurs des zones franches qui n’ont d’autre choix que de faire les marchands de pacotille dans la rue à moins de voler ou de se suicider. Je comprends leur drame en l’ayant moi-même expérimenté, passez-moi l’expression, du creux de mes tripes.

Dévoilons encore un peu plus les coulisses

Artiste-musicien professionnel, il fût un temps, j’avais soigneusement verrouillé la porte qui donnait sur ma vie privée. Candidat aux présidentielles depuis juillet 2009, mon petit « moi » apprend à céder progressivement le pas devant la transparence exigée par l’immense « soi » qu’est La Nation représentée par ses quelques 21 millions de membres. 

Adieu, longue chevelure bouclée et boucles d’oreilles ! Adieu, fantaisie cabotine et rébellion rock n’roll au premier degré ! Adieu, liberté d’artiste et complaisance avec les fans ! J’avais fermé la dernière page d’un livre écrit au jour le jour pendant cinquante ans. C’est un nouveau livre que j’écris aujourd’hui avec vous. Merci, citoyens et akama FAMà, d’être là. Notre mieux-vivre à nous tous est désormais mon credo.

Fumeur de pipe ?

Autant vous prévenir d’emblée, je suis encore loin d’être irréprochable. Après avoir arrêté puis repris, arrêté puis repris, je refume encore la cigarette. Arriverai-je à m’en débarrasser de manière définitive un jour ? J’y compte bien. Pour l’instant, j’ai du mal à m’en défaire. N’en veuillez pas plus qu’il ne faudrait, s’il vous plaît, à mon tabagisme. Je déclare coupable avec intention de repentir. Si pour vous, c’est un grand péché pour un candidat aux présidentielles, je comprendrai et m’inclinerai. Je perdrais peut-être votre voix mais quoiqu’il en soit, je ne vous mentirai jamais. 

Inutile pour moi d’ailleurs de promettre qu’une fois à la Présidence, je jetterai dans les toilettes mon paquet de cigarettes. D’après ce qu’on me fait comprendre, exercer un mandat présidentiel pour relever le pays après la crise sera loin, très loin d’être de tout repos. Ainsi, si vous m’élisez, vous aurez à supporter un Président fumeur de pipe qui évitera comme il pourra d’en griller une en public. Ce sera la moindre des mesures préventives surtout à l'intention des jeunes et des enfants. Mea culpa.

Assassin ?

Jamais, au grand jamais, personne ne pourra me reprocher d’avoir même rien qu’une seule fois ôté une vie humaine. Il m’était déjà arrivé d’en blesser pour des raisons avouables ou quelques fois imbéciles, mais jamais je n’ai tué. J’ai toujours su m’arrêter à temps chaque fois que j’avais l’avantage dans une situation de combat. La règle d’or du self-control en karaté-do a valeur pour moi de prescription biblique. Je n’y dérogerai pas, même en tant que Président de la République. Reï.

Voleur ?

Même durant mes pires périodes de misère financière, je me suis toujours interdit de voler. L’unique fois où je l’ai fait, j’étais étudiant au CUR de Toliara. J’avais volé 10 chaises. Misérable mésaventure ! C’était à crever de peur et d’angoisse ! Sans parler de cette glauque sensation de s’être sali à vie. Le comble, c’était le gain. Même pas une journée de repas pour mes enfants en bas âge à l’époque et qui pleuraient de faim depuis une semaine. Ma douleur de surprendre le plus jeune en train d’avaler gloutonnement de la terre dès qu’on le laissait sans surveillance ! Donc, non et non !! Plus question de voler !!! 

A une époque plus tardive, mes patrons dans l’entreprise où je travaillais à Antananarivo s’étaient étonnés que je leur ai franchement dit, un jour, avoir reçu une très coquette somme à titre de bonus particulier de la part d’un sous-traitant. Après leur avoir demandé conseil, nous avons décidé de reverser sur le compte du client dont j’avais à charge le portefeuille, le bizness qu’on m’avait offert. Le bonheur que cela m’a procuré quand tout souriant, notre client a acquiescé sans mot dire. Je veux vivre et revivre ce genre de bonheur pour tout le temps qui me reste à vivre. Jouir de la limpidité de la conscience.

Alcools ?

L’alcool et moi, c’est une longue histoire. Fils d’alcoolique, j’ai toujours eu à guerroyer contre messire Bacchus. Je me suis toujours battu pour ne pas avoir à patauger dans les mares nauséabondes de l’alcoolisme. A chaque fois que je prenais conscience de commencer à trop boire, je m’étais imposé des plages de repos de plusieurs mois, voire années. Et ainsi de suite. 

Aujourd’hui, une bière de temps à autre surtout après avoir conduit sur une longue distance. Un pichet de rouge pour fêter une belle circonstance. Quelques doigts de bourbon quand on m’en sert sans que je n’ai à en stocker chez moi. Consommer avec modération de temps à autre pour jouir d’un plaisir épicurien à la manière d’un stoïcien. Donc, rarement. Et autant que possible, toujours en privé.

Foyers ?

J’ai accepté en toute simplicité de perdre mon divorce en janvier 2009. Depuis, je me rebâtis le quotidien avec une dame exquise, divorcée elle aussi. Nous sommes en train de lisser délicatement le feuillage d’une famille recomposée. De mes trois enfants, les deux grands sont autonomes tandis que le dernier a décidé d’aller étudier en Europe. Avec ma partenaire pour la vie, nous nous efforçons d’achever notre demeure commune avant les propagandes. Ainsi, aucune mauvaise langue ne médira que nous l’aurons bâtie après avoir déménagé à Iavoloha. 

J'évite à escient de m'étendre sur ce point qui touche mes proches. Ma liberté s'arrête au seuil de la leur. Vous saurez le comprendre, j'en suis persuadé.

Stupéfiants ?

Cela fait des années que je ne fume plus du tout du « rongony ». Je parle à cœur ouvert de mon expérience et de mes conclusions à ce sujet dans le livre dont j’achève le travail d’écriture. Une fois à la Présidence, je déploierai tous les efforts possibles et tous les moyens imaginables pour arracher Madagasikara de sa spirale actuelle vers la consommation et la commercialisation de stupéfiants. Le jamala, la cocaïne, l’héroïne, les concentrés chimiques comme l’ecstasy, pratiquement toutes les drogues ont désormais pignon sur rue. Elles atteignent toutes les couches sociales. Aux stupéfiants, je fais déjà et ferai impitoyablement la guerre. Qu’on se le tienne pour dit. 

Ma parole d’honneur à ce sujet sera inflexible et irrévocable. Dussé-je perdre la sympathie de mon électorat éventuellement consommateur. J’avais tâté du « rongony » à une époque de ma vie. Je sais donc de quoi je parle. Les stupéfiants sont destructeurs quoiqu’en diront leurs zélateurs. Les bénéficiaires du Tanin-taranaka n’en consommeront pas, tant que la décision m’appartiendra dans la limite de mes prérogatives.

Actualités ?

Je laisse à votre appréciation cet extrait d’article de presse qu’un ami m’a fait parvenir hier samedi:

Ci-après le contenu partiel de l'article sur le quotidien "l'Observateur" N°407 du Vendredi 10 février 2012 page3 :

Titre : Nakany Charly et ses drôles de drames
         "Je n'ai aucun compte à rendre au Premier ministre"
(…)
A Antsirabe, la mission portait sur des renseignements faisant état de trafic d'armes, de devises et de drogues. "Nous étions informés, selon encore le DST,que Tojo Ravalomanana pratiquait la fumette en compagnie de Vahombey et d'un certain Faly" ( NDLR, frère de Vahombey, artiste-chanteur et candidat déclaré à la prochaine présidentielle).
(…)
Signé : Randy D.

Est-ce le début d’une campagne de dénigrement ?

Est-ce un avertissement que la DST (2) compte taper bientôt à ma porte ?

Dieu seul le sait. Tant que les procédures suivent les règles et que toute enquête ou perquisition se fasse en présence de mon avocat, je m'y prêterai la conscience tranquille. Je n'ai rien à cacher. Ni arme à feu, ni devise et encore moins, de la drogue.

Quoiqu'on veuille me faire, la recommandation de mon staff, prise après délibération autour de l’article en question, est claire:

« C'est de la politique, n'espère pas que tu n'auras jamais à te salir les mains. C'est un milieu sale par définition depuis l'ère gréco-romaine. Le truc, c'est de savoir se les salir avec de la terre ou peut-être de la boue, peut-être aussi avec de l'encre. Mais surtout pas avec du sang. »

Je me le tiens donc pour dit.

merina, antandroy et hindou bânian, je fais vœu de préserver de tout malheur d’affrontement à connotation ethnique, raciale et politique tous mes compatriotes sans exception sur ce Tanin-taranaka qu’est Madagasikara.

Dussé-je, en contrepartie, souffrir dans ma chair comme lors du Comatose christmas 2011. Heureusement que la thérapie millénaire, durant mon séjour en Chine, a été des plus efficaces. Guérison miraculeuse ? Oui, Dieu est plus proche de nous que nos mains et nos pieds. 

“Matezà rohitina ny aina, tompokolahy sy tompokovavy.

Samia tratry ny maraina isika mianakavy.”


Antsirabe 12 février 2012


RABEARISON Roland Dieu Donné Vahömbey.







(1)          Ecole Supérieure Spécialisée du VAkinankaratra

(2)           Direction de la Surveillance du Territoire, organe policier directement rattaché à la Présidence de la Transition.

vendredi 10 février 2012

11 febroary 2012 – 11 febroary 1975 = Baraingo 37


Ny FOKONOLONA no fototra iorenan’ny FITONDRANA.
« Ny fiaraha-monina vaovao ». Kabary tao Manakara.


Aim-Pirenena ny FOKONOLONA.  Ny FOKONOLONA dia andry iankinan’ny Fanjakàna. Ny fampandrosoana ny Toekarena miaraka amin’ny FOKONOLONA no antoky ny fampandrosoana.
« Ny tanora sy ny toe-karena ». Kabary tao Ankaramena.


Ny FOKONOLONA no tompon’ny harena an-kibon’ny tany ao aminy.
« Ny fiaraha-monina vaovao ». Kabary tao Bealanana.


Hery tsy hay tohaina ny VAHOAKA miray.
« Ny tanora sy ny toe-karena ». Kabary tao Alakamisy-Ambohimaha.


Tandremo ny safidinareo tsy hamidy. Aza amidy ny fahafahana fa mampiditra amin’ny fanandevozana.
« Ilaina ny fiovan-drafitra ». Kabary tao Vangaindrano.


Mety misy amin’ireo Komitim-Pokotany ireo olona misoratra amin’ny ANTOKO Politika. Tsy misy hanomezan-tsiny anareo izany. (…)

Fa ny nifidiananareo azy teo, tsy nanao hoe : fidio aho noho izaho ANTOKO izao na ANTOKO izao, fa amin’ny fahalalànareo azy eo anivon’ny fiaraha-monina. Ka raha te hahabe voninahitra ny antoko misy azy any izy, dia tsy maintsy manaja ny zonareo aminn’ny asa ataony. (…)

Fa eo amin’ny Fokonolona Isika, dia ao ny fatoram-pihavanana isan-karazany : ao no mifanambady ny Atsimo sy Avaratra, ao ny fifandraisana isan-karazany mety hitranga. Ireny rehetra ireny, dia tsy ho azontsika ravàna amin’ny hoe fidirana amin’antoko izao na izao; Izay te hiditra antoko dia mahazo miditra. Fa eo amin’ny fiainantsika andavanandro, dia misy ny fifandraisantsika. Tsy maintsy hifanampy Isika na an-kasaovana na an-karatsiana amin’ny asa atao.
Koa noho izany, ao anatin’ny FOKONOLONA dia tsy tokony hidiran’ny ANTOKO POLITIKA mihitsy.
« Ny tanora sy ny toe-karena ». Kabary tao Ankadinondry.

Sompitra iombonana: Ny FOKONOLONA araka ireo kabary nataon’ny Kôlônely Richard Ratsimandrava eran’ny Nosy 1973-1975.



Tompokolahy sy tompokovavy,

Atsipy ny tady an-tandrokin’ny omby. Atsipy ny teny am-pon’ny mahalala. Koa aleo ny mpanakanto no hiangaly azy, hahamora harena antsika mianakavy. Injany any ho any ry Rakoto Frah:

“Mifohaza, ry be torimaso fa maraina izany andro
Efa miposaka re ny masoandro avy ao atsinanana â…”


mercredi 8 février 2012

Blog FAMà, 1er anniversaire



fanambinanamadagasikara.blogspot.com souffle sa première bougie. Pour inaugurer publiquement ses pages, nous avons écrit le jeudi 10 février 2011:

« Alakamisy faha-10 febroary 2011. 

Asa, iza sy iza no mbola hametraka fehim-boninkazo etsy Ambohijatovo ambony, toerana nalaza ratsy noho ilay 11 febroary nandatsahana teo ny ain'ny kolonely Ratsimandrava efa ho efapolo taona izao ? 

Bientôt 40 ans que le carrefour situé à Ambohijatovo ambony aura enseveli dans ses entrailles les crépitements des armes à feu qui avaient mis fin à la vie du Colonel Ratsimandrava.

Saura-t-on jamais la vérité à ce propos ?

Jamais les héritiers de ceux qui ont jeté aux fers et dans la cangue tout bel esprit de vérité ne se sont aussi bien portés qu'aujourd'hui ! Il leur suffit tout simplement de faire, de défaire et de contrefaire leurs alliances au gré de leurs intérêts oligarchiques.

Il est temps de secouer le joug de ce régime néo-patrimonial qui n'aura que trop duré depuis les décennies qu'il nous asservit ! »

DAHALO, NO !


Que reste-t-il aujourd’hui comme indices matériels de cette date fatidique du 11 février 1975 ?

Nous ouvrirons prochainement nos colonnes à un jeune artiste, un citoyen né des années après cette douloureuse épine de l’Histoire. A lui de nous en parler à la manière d'un catalyseur de mémoire.

Dans le sillage de cette date, comment comprendre cette interpellation biblique sans trébucher sur les travers d’une ingestion à la va-vite ?

« Rangez-vous en bataille contre Babylone, aux alentours, vous tous qui bandez l’arc ! Tirez contre elle, n’épargnez pas les flèches car elle a péché contre l’Eternel. » JEREMIE 50.14

Surtout quand on l’examine à côté de cette réflexion émise par un existentialiste:

« A partir du moment où un opprimé prend les armes au nom de la justice, il met un pied dans le camp de l’injustice. » Albert CAMUS

La violence aveugle des ultra- (qu’importe ce qui précède « istes ») sûrs de leur bon droit est la pire arme qui soit. Elle mène vers l’horreur surtout quand elle s’arme de canons, de fusils et de sagaies. Le lavage de cerveau à la Pol-Pot mâtinée SS, corrosif et démentiel, est donc à bannir aux enfers.

D’autres voies médianes et pacifiques, non-violentes mais ô combien efficientes, existent certainement. Les uns trouveront la leur dans le Nouveau Testament. Les autres, dans les enseignements et les recommandations de leurs religions. Sans oublier les agnostiques et les libres penseurs qui savent ériger leur sagesse personnelle en livre perpétuellement ouvert.

Citoyens éveillés, posons par terre toutes nos valises avant d’engager le prochain pas. Le tanin-taranaka nous attend. 

Là, juste devant.



"L'horizon est la lisière de nos rizières."


"Matezà rohitina ny aina, tompokolahy sy tompokovavy."


Antsirabe, 08 février 2012


RABEARISON Roland Dieu Donné Vahömbey













PS: 


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lundi 6 février 2012

DADAn’i Foza ou FOZAn’i Dada (*)


Cette semaine du lundi 06 au dimanche 12 février s’alourdit pour les citoyens d’un douloureux devoir de mémoire. 07 février 2009, affrontements sanglants et meurtriers à Antaninarenina entre mouvement contestataire orange et garde républicaine. 11 Février 1975, assassinat du Colonel Ratsimandrava à Ambohijatovo ambony.

07 février 2009

Les contestataires, malgré les barrières sécuritaires et les sommations d’usage, auront franchi la ligne fatidique de la zone rouge. Acculés, les gardes auront in extremis fait usage de leurs armes à feu puisque leur ramose de l’époque, sans avoir su anticiper, aura traité cette étincelle devenue grave affaire d’Etat avec légèreté, suffisance et arrogance.

Des tirs auront été aussi notés dans le dos des contestataires. La foule aura été prise entre deux feux après que ses harangueurs et meneurs l'aient dirigée en pleine zone rouge pour l' abandonner sur place comme martyr préprogrammé. Les mots ne seront jamais assez durs pour qualifier une manipulation aussi infâme. Paix  aux âmes des victimes, profonds respects pour les blessés. Mesdames et messieurs, tirez vos conclusions.

Celle de l’auteur est toute carrée : FOZAn’i Dada vs DADAn’i Foza.

11 février 1975

Assassinat du Colonel Ratsimandrava, non encore élucidé. Ce héros de la Nation avait eu la témérité de se dresser contre les privilèges exorbitants du lignage, à la fois multiethnique et multiracial, héritier du legs néo-patrimonial de notre pays. « On » le lui avait fait payer de son sang. Qui donc est ce « On » ? 

Les exécuteurs à la solde du 1% de la population mondiale, les vampires richissimes dont le lobby sert de patrie au-delà de toutes origines raciales. Tout en coulant l’Asie, l’Afrique, l’Europe et les Etats-Unis, ils mordent aussi de toute leur hargne sur Madagasikara aujourd’hui.

Opinions

L’opinion de la rue, friande de raccourci, place monsieur Andry Nirina Rajoelina du côté de la Françafrique et confond monsieur Marc Ravalomanana avec le WASP (1) des Etats-Unis. Pour elle, il s’agit de deux blocs historiques d’immense influence politico-économique logiquement concurrents. Pourquoi pas, en effet ?

Une opinion un peu plus éclairée, elle, commencera déjà par éviter soigneusement d’amalgamer les citoyens français et les citoyens américains avec les sombres agissements de leurs politiciens et requins d’affaires respectifs. Laissons donc ces simples citoyens tranquilles, ils sont aussi victimes des faits de leurs oligarques. Tout comme nous, des nôtres.

Une opinion encore plus scrupuleuse verra que même les poliFiciens ne sont eux non plus que des pantins. C’est toujours l’oligarchie mondiale, toutes races confondues, des élites des affaires, des médias et de la politique, qui tire les ficelles. Pourquoi sommes-nous à Madagasikara toujours en plein tourbillon – Sangodim-panina – de plus en plus lénifiant ?

Messieurs Ravalomanana et Rajoelina avec leurs alliés, leurs courtisans et leurs suiveurs composés d’opportunistes et de parasites, exception faite des "tso-po", seraient en fait complices comme père et fils.

« Vazaha mody miady » pour la galerie, ils sont tous deux en train de se ronger les ongles dans l’antichambre d’un seul et même palais doré, celui de l’oligarchie mondiale. Leur mobile commun caché qui leur fait prendre des décisions apparemment dénuées du plus simple bon sens ?

Gagner leurs tickets d’accès pour siéger enfin parmi les oligarques mondiaux. Le reste n’est qu’écran de fumée.

Cette dernière opinion n’engage que son auteur. Avant de le soupçonner d’affabuler, il vous prie instamment d’enquêter et de vérifier.

Quant à lui, il conclura : DADAn’i Foza & FOZAn’i Dada.

Pourquoi donc nous entredéchirer pour eux ? Quel intérêt ?

Affaire à suivre de plus près.

“Trafonkena ome-mahery, tompokolahy sy tompokovavy. Am-bava omana. Am-po mieritra.”


Antsirabe, 06 février 2012



RABEARISON Roland Dieu Donné Vahömbey

Katanà SAINA FOTSY



(*) Voir article de Ndimby, « Brève théorie sur la Fozacratie » sur www.fijerywordpress.com

(1) WASP: White Anglo-Saxon Protestant.