lundi 16 septembre 2013

Au boulot…!


Retroussons les manches.

Une fois à la présidence, il nous faudra travailler dur, vite et à temps plein pour engager le pays vers le succès le plus tôt possible. Nous aurons autant besoin les uns des autres que de nous retrousser les manches. De la sueur et du labeur seront tous les jours notre lot commun à tous et à toutes pendant quelques années. A nous de mettre du cœur à l’ouvrage pour tailler nous-mêmes notre route vers un bonheur plus à créer qu’à espérer. Décidé à donner le meilleur de moi-même durant mon unique mandat, avec l’aide de Dieu et soutenu par les bonnes volontés de la nation, je me promets d’acheminer Madagasikara vers le progrès.

La notion de progrès est ici à comprendre sous deux acceptions. Mieux-vivre, d’une part. Et développement, de l’autre. Fondamentalement subjectif, le mieux-vivre se base sur le ressenti. Il y est question d’appréciation toute personnelle de la qualité de vie. Le développement, lui, s’analyse et se quantifie en répondant à des critères objectivement établis au point de se traduire  par des taux. Par exemple, de croissance.


Autant clarifier les choses. Nous aurons à remonter la pente de ces profondeurs abyssales où nous sommes en train de croupir. Ce à quoi je m'engage, c’est de créer la meilleure atmosphère psychologique que les malagasy aient jamais connue. Le climat de confiance sera suffisamment dense entre nous tous pour être palpable par chacun de nous. A tel point que chacun se sentira motivé en lui-même pour progresser quelle que soit la rudesse des conditions du quotidien. C’est ce que j’appelle stade initial du mieux-vivre.

Coach-Président.

Le coach professionnel que je suis saura s’entourer des meilleures compétences en management pour établir les bases d’un développement qui convienne à terme à l’ensemble de la population. Le développement, dans son acception courante contemporaine, relève d’une expertise d’une complexité croissante. Sous cet angle-là, je ne suis pas un « développeur ». Par contre, je dispose de l’expérience, de la sensibilité et de la volonté téméraire dont Madagasikara a besoin pour se relever.

Mon rôle est de préparer l’arrivée au pouvoir de nos spécialistes en développement. Autrement dit, tel un simple technicien de surface, il me revient de déblayer le terrain afin de donner le champ libre, sitôt mon mandat accompli, aux experts en ingénierie du développement.

Mon travail en tant que chef d’Etat sera surtout centré sur la régulation des affects. Autant au sein de mon entourage immédiat qu’à l’échelle du pays. Tant de contraires sont à concilier. Que d’antagonismes partout dans notre société ! Gouverner pour annihiler la latence de la crise consiste à établir des passerelles même entre les divergences les plus assassines.

Compter sur le elanelam-panahy – spirit agreement - pour équilibrer les marimaritra iraisana – compromis – sans qu’aucune partie ne se sente menacée de compromission. Le sens politique, dans ces circonstances-là, répondra plus de l’art que de la science, du talent que de la compétence. Artiste dans l’âme, j’y serai plus à l’aise que tout autre prétendant. Musicien de carrière, j'ai cultivé toute ma vie un sens de l'écoute que je saurai mettre à profit pour régler à l'amiable les différends. Le diapason est pour moi ce que l'équerre est au maçon.

Candidat des pauvres ?

Dans cette cohorte de candidats et candidates aux présidentielles où les naufrageurs sont légion, je me sens à l’aise dans ma vocation de sauveteur car pour faire face aux échéances électorales, je suis aussi démuni que les 92% de mes concitoyens. Je n’attendrai pas d’être à Iavoloha pour retourner une situation apparemment défavorable puisque je sais déjà fonctionner avec zéro budget. Ne rien avoir sous le coude contraint à créer presque tout de ses propres mains. Et mieux encore, cela invite à mieux respecter l’humilité des humbles et à savoir coopérer avec les plus modestes. Détail psychologique d’une importance capitale pour un prétendant à la Présidence de la République.

Oserai-je, pour autant, m’ériger en candidat des pauvres et des démunis ?

Oui, puisque moi-même, comparé à mes concurrents dans le contexte électoral, je fais figure de 4’mi. Je saurai comprendre les 92% mieux que quiconque puisque, toutes proportions gardées, je ressens dans ma propre chair leur souffrance, leur dénuement et leur vulnérabilité. Pour eux comme pour moi, chaque pas est une victoire à gagner sur soi-même.

Non, puisque ma volonté est de convaincre, à défaut de séduire, les 8% de nantis de tirer vers le haut leurs compatriotes moins favorisés. Notre société présente un profil si pyramidal que le danger d’une chute fatale la guette de jour en jour. Notre survie à tous dépend de la renaissance de nos classes moyennes.

De gauche, je me prétends plus humaniste que socialiste dans ma praxis, ma pratique politique. Tout ce que je souhaite, c’est une répartition juste et équitable des moyens, des ressources et des opportunités. Une communauté rurale se réjouira plus de disposer d’un tracteur armé de tous ses accessoires que d’une Hummer dernière génération. Et l’inverse, tout aussi vrai pour un opérateur minier dont l’inconvénient du métier est de se faire ballotter par monts et par vaux à longueur d’année.

Le concept directeur de mon quotidien a toujours été l’harmonie, c’est-à-dire à la fois l’équilibre des parties et la stabilité de l’ensemble. Il en sera de même pour le dirigeant politique que j’aurai à incarner.

Révolution.

Terminons sur des notes d’humeur aigrement légères. Des amis m’ont demandé : 

« Pourquoi refuses-tu de te faire financer par nos circuits auxquels ont recours pratiquement tous les candidats et candidates ? 

Et surtout, ne redis pas encore une fois que c’est pour éviter d’hypothéquer ton pays en contrepartie. Cet impair désobligeant, tu l’as déjà suffisamment crié sur les toits. A moins que tu ne veuilles jouer de ton orgueil déplacé ou te faire ton mauvais cinéma de petit candidat ? 

Ne trouves-tu pas que ces histoires de vahoaka madinika (1) , c’est ça qui pourrit le pays ?! Ici, on s’enorgueillit d’être petit pour hypocritement jalouser les gros derrière leurs dos. Et toi comme si tu ne le savais déjà tout ça, tu te qualifies en public de kandidà madinika (2). Tu veux la révolution ou quoi, toi ?!? »

Ces amis-là devineront-ils jamais pourquoi je leur ai souri sans rien répondre tout en m’éloignant ?

Simplement parce qu’ils auront tout compris. A la seule, quoique monumentale, différence que La REVOLUTION, je la vois non contre eux. Mais aussi AVEC eux.

Antsirabe, 16 septembre 2013

Rabearison Roland Dieu Donné Vahömbey.

Nom scientifique: Aloe Vaombe. Nom vernaculaire: VAHÖMBEY


(1)   Petit peuple

(2)   Petit candidat

dimanche 15 septembre 2013

« IZAHO MAHASAHY, ISIKA MAHAVITA. »

Oeuvre de ISAAC AZALY
Any amin’ny Facebook  (1) isika no mandefa lahatsoratra madinidinika afahantsika mifanakalo hevitra aman’olona samihafa firehana sy fijery ary famakafakàna. Avy any no nadika ireto zaraina amintsika eto ireto.

Izaho mahasahy.


« Malaza etsy sy eroa ny famonoana izay olona sahy mijoro... Izay ataonareo, ataonareo.

F'izaho efa mijoro aho io. Na dia tànam-polo aza. Na dia felan-tànam-poana aza. Ny tanindrazako tsy avelako atao "hypothèque" mandrakizay ary izaho tsy ho voatambin'iza n'iza vola maloto !

Aleoko aho kandidà madinika boribory toa izao. Saingy olompirenena madio tànana. Olo-manan-kasina.

Koa toheriko, tompoko, ny gaboraraka. Miady ho an'ny rariny sy ny hitsiny aho. Ary voahaiko ny vavahadin'ny fahamarinana.
 
IZAHO MAHASAHY ! »

Izaho mahasahy, isika mahavita.

« Maro ianareo no nifampizara sy nanao fanamarihana ary nitsikera ny voalazako tao anatin’ ilay fanambarana hoe : IZAHO MAHASAHY. Mankasitraka indrindra, tompoko.

Nandà ny hanao sonia ilay dina tany amin’ny FFM ny tenako. Sarobidy ny soniako ho ahy ary hajaiko tanteraka rehefa ataoko. Saingy ahoana no hanekeko izao gaboraraka mialoha ny fifidianana izao ? Efa aman-taonany anie ny kandidam-panjakana, minisitra-CST-CT-sns, no manao fampielezan-kevitra ê ! Tsy misy lalàna, hono, mifehy an’izany. Ao ny manodinkodina fananam-pirenena. Tsy misy lalàna, hono, mifehy an’izany. Ao ny mikirakira vola maloto vokatry ny fanararaotam-pahefana sy tsikombakomba mamoa-fady amin’ny any ivelany. Tsy misy lalàna, hono, mifehy  an’izany.

Mirotsaka fidiana filohampirenena ny tenako. Fahefam-panjakana hampivoatra ny toe-draharaha eto amin’ny firenentsika no iriako avy aminareo. Ho ahy, raharaha fanompoana ny maha-filohampirenena. Faratampony amin’ny fanompoana. Tokony hajaina arak’izay maha-fanompoana azy izay. Koa maisatra an-bavako ny manonona hoe fidio aho. Anjaranareo olompirenena no mitsara sy mifidy araka izay nahim-ponareo.

Mahaiza misafidy aminay kandidà miisa 33 ireo. Na mandrotsaha vato fotsy raha izay koa no hevitrareo. Adidin’ny olompirenena vanona ny mifidy koa tanteraho ankitsimpo, tompokolahy sy tompokovavy. »

Nisy moa ireo mpamaky velon’ahiahy, nanakiana avy hatrany hoe resabe ny ahy fa rehefa raviraviana mena, hono, aho dia hivadi-dela. Tsotra no avaliko. Zahao aminay kandidà rehetra ireo hoe iza no sahy mampiharihary mangarahara indrindra mihoatra ahy :

Ao koa ny hoe : Inona no mba projet de société-nao ? Tsotra hatrany no valiny. Matoa aho mirotsaka fidiana dia maniry ampihatra vinam-piarahamonina izay efa an-taona maro no nanefena azy. Ito ny rohy :

Vokatr’io lahatsoratra io ambony io, tao no nanontany avy hatrany hoe : Inona no antsoiko hoe Fanompoana ?

Ny atao hoe fanompoana ho an’ny Filohampirenena.

« Ny filohampirenena dia mandeha tokana sahalain’Andriamanitra. Asandratry ny mpiarabelona aminy ho sangan’ny rafi-piarahamonina izy. Hany ka Andriamanitra avy hatrany no eo antampon-dohan’ny filohampirenena. Inona no setrin’izay ?

Ny osa sy ny madinika indrindra amin’ny mpiara-belona no tsy maintsy tsinjovina sy tsimbinin’ny filohampirenena. Ny faladiam-piarahamonina aloha no tandremany. Izay vao manaraka ny ambiny. Noho izany dia ny farahidiny aloha. Izay vao ny antonontonony. Ary farany, ny matanjaka. Rambom-pahamehana ny tenany sy ny fianakaviany.

Raharaha fanasoavana ny hafa sy adidy fikarakarana ny besinimaro no anton’ilay fanompoana. Tsy maintsy fadian’ny filohampirenena ny fitiavan-tena sy ny fiangarana ny havany raha te-ho vanona izy. Rehefa voky ny sarambabem-bahoaka, mandrezatra ny filohampirenena.

Asa fanompoana ny manao filohampirenena. Manompo fa tsy miandry tompoina. Fitiavana makadiry ny manao filohampirenena. Mitia tsy ankiandry tiavina. Fiainana Fitiavana mangodàna no atao hoe fanompoana. »

Mety hisy hanontany indray angamba hoe : Inona io fitiavana resahana eto io ? Koa aleo savain-dàlana avy hatrany.

Korintiana voalohany, 13.1-13

Na dia miteny amin’ny fitenin’ny olona sy ny anjely aza aho, kanefa tsy manana fitiavana, dia tonga varahina maneno sy kipantsona mikarantsana aho. 2 Ary na dia manana faminaniana aza aho ka mahalala ny zava-miafina rehetra sady manana ny fahalalàna rehetra, ary na dia manana ny finoana rehetra aza aho ka mahafindra tendrombohitra, kanefa tsy manana fitiavana, dia tsinontsinona aho. 3 Ary na dia omeko hohanin’ny malahelo aza ny fananako rehetra, ary na dia atolotro ho dorana aza ny tenako, kanefa tsy manana fitiavana aho, dia tsy mahasoa ahy akory izany.

4 Ny fitiavana mahari-po sady mora fanahy ; ny fitiavana tsy mialona, tsy mirehareha, tsy mieboebo, 5 tsy manao izay tsy mahamendrika, tsy mitady ny azy, tsy mora sosotra, tsy manao otripo, 6 tsy mifaly amin’ny tsi-fahamarinana, fa miara-mifaly amin’ny fahamarinana kosa, 7 mandefitra ny zavatra rehetra, mino ny zavatra rehetra, manantena ny zavatra rehetra, maharitra ny zavatra rehetra. 8 Ny fitiavana tsy ho levona mandrakizay ; fa raha ny faminaniana, dia ho levona ; na ny fiteny tsy fantatra, dia hitsahatra ; na ny fahalalàna dia ho foana. 9 Fa sombitsombiny ny fahalalàntsika, ary sombitsombiny ny faminaniantsika ; 10 fa rehefa tonga ny tanteraka, dia tsy hisy sombitsombiny intsony. 11 Fony mbola zaza aho, dia niteny toy ny zaza ; fa nony efa lehibe aho, dia nariako ny fahazazana. 12 Fa ankehitriny isika mizaha ao amin’ny fitaratra ka tsy mahita marina ; fa rahatrizay dia mifanatrika ; ankehitriny sombitsombiny no fantatro ; fa rahatrizay dia ho fantatro tsara toy izay nahafantarana ahy. 13 Ary ankehitriny dia ireto telo ireto no mitoetra : ny finoana, ny fanantenana, ny fitiavana ; fa ny fitiavana no lehibe amin’ireo.

Finoana, fanantenana, fitiavana, fanambinana.

Fanambinana no ateraky ny finoana sy fanantenana ary fitiavana izay vatrantsika iainana amin’ny andavanandro.

Finoana, fanantenana, fitiavana, fanambinana no dikan’ny ravina tsirairay amin’ny kabotsintsina, na kodiadiamborona, efa-dravina.



Antony nisafidianantsika ny kabotsintsina efa-dravina ho fototrin’ny sary famantarana an’i FAnambinana MAdagasikara – FAMà izany.

Izaho sahy, isika mahavita. Tsotra no antony. Miorina amin’ny FITIAVANA izay rehetra sainintsika sy ambarantsika ary ataontsika.

Fiadanana, tompokolahy sy tompokovavy, ho antsika tsirairay avy.

Antsirabe, 15 septambra 2013.

Rabearison Roland Dieu Donné Vahömbey.


lundi 9 septembre 2013

Ny vato izay nolavin’ny mpanao trano… (*)



Nanovokovoka mafy izahay  nanomana ny fifidianana filohampirenena tokony natao tamin’ny faha- 24 jolay lasa teo. Natontona tao avokoa ny ampahan-karama nangonina aman-taonany, ny  tahiry rehetra teo ampelan-tànana. Kinanjo tsy noraiketin’ny fanjakana ilay daty !

Fesona mihitsy aho nanomboka teo. Nihivingivina. Nisavorovoro saina hoe sao hahadangy ity fifidianana toa sangy ratsy pôlitika ity ! Sao tokony sintonina ny maha-kandidà dia tsoahina ny antoka napetraka, dieny nanova lisitra ny CES2  ? Aleo avadika fameloman-tena, ampiasaina ny vola fa ity raharahan’angatra ity toa sarin’ady voatokana ho an’ny saribakolim-bazaha.

Raha filàn-karena ranofotsiny sy fampitomboam-bola sesilany no fisainana nitondrako ny fiainako hatramizay dia nalàko tokoa ilay antoka 50 tapitrisa ariary. Ny ilàna ampiasàna izany rahateo misy dia misy. Raha laza motramotraka sy fisekosekoana fotsiny no notadiavina, efa ampy izay fisehoana vahoaka izay. Saingy tsy izany velively. Sady tsy laza amam-boninahitra, na fitadiavan-tseza, na fitetehana harena manokana no mahatonga ahy mirotsaka ho filohampirenena.


Tsy ho ahy ambatako, na ho  an’ny havako akaiky no irotsahako amin’ito adidy masina handray an-tànana ny fitondràm-pirenena ito. Voady efa nataoko tamin’ny tenako hatry ny fahazazako io. Mpangataka teny an-dàlambe aho faha-zaza, zanak’olona bokan-trosa izay voatery namono tena no niafarany. Fitiavana avy tamin’olona samihafa no mahatoa izao ahy ankehitriny, nafahako nianatra sy nitombo fanahy ho vato asondrotry ny tany.

Mianady

Kely manana adidy aho. Omby mahia tokoa saingy andrandrain’ny kaozatra noho izaho mba hiaro sy hitsimbina azy ireo. Maharary ahy ny mahita kamboty, mananontena, sembana sy beantitra mangataka eny an-tsena. Indrindra eny antokontanin’ireny supermarché ireny. Angarihan’ny vazaha sy ny rajakom-bazaha fotsiny. Maharary ahy izany ! Ny efa nangataka tamoron-dàlana toa ahy tamin’ny fahazazako no hany mahatsapa anaty hoe mahakely aina anie io mangataka andalàmbe io, rey olona ê. Fa akory atao !?

Koa ankasitrahako etoana ny valintenin’ny vady andefimandriko raha nanontany azy aho nony niahotra  hanohy hifandrirotra amin’izao fifidianana filohampirenena izao. Hoy Holi Vahömbey Ramiarintsoa tamiko:

« Efa niomananao nandritra ny fiainanao manontolo ny hitsimbina ny osa, ny hanatsara ny toe-piainan’ny malagasy, ny hanandratra an’i Madagasikara. Koa satria ve tsy manambola anohizana intsony  ianao dia hiala an-daharana, hidina ampandehanana ? Nefa anie dia io fitiavanao ny olona mihoatra ny tenanao io mihitsy no mampiraiki-pitia ahy aminao ê. Tadidio izany ! »

Miroso amin’ny lalina kokoa hatrany aho ankehitriny. Eny na dia efa miharihary aza fa faran’izay fifidianana kitoatoa ity ho atao fotoam-pahavaratra ity ! Ê ireto kandidam-panjakana zavontany ! Samy mangalatra dépâra. Samy mandraviravy vola etsy sy eroa. Vola avy aiza ireny ? Mba vola madio ve ? Sa vola nahodinkodina, izany hoe vola nangalarina tamin’ny sarambabem-bahoaka ihany no ampilendalendàna sy andrebirebena azy indray avy eo ? 

Na mahafantatra tsiambaratelon-kolikoly goavana aza ny Bianco dia tsy mahefa n’inon’inona manoloana ny andrezatrin'ny fahavalom-pirenena mirotsaka ho kandidà. Ny Samifin moa vava takiky fotsiny. Tsy misy lalàna afahan-dry zareo misavasava hono. Ary indrindra indrindra manasazy. Ny fitsarana eto amintsika moa ankehitriny, naman’ny tsy misy. Anarany fotsiny no Fitsaràna !

 Fita-bitro

Amporisihana izahay kandidà hanao sonia fifanekena izatsy sy izaroa. Ny tenako izao anie ka nosavasavaina hatraty amin’ny fokontany onenako mihitsy ny mikasika ahy sy ny toe-piainako ary ny fahaizako miara-monina ê. Tsy nahita nokihanina ny mpanadihady ! Ireo kandidà rehetra ireo koa ve natao toa izany ? Miharihary fa rehefa kandidà vaventy dia tsy azo tsikafonina ny mikasika azy. Atahorana, hono. Sao mamono ? Ary ry zareo rehetra ireo dia kandidà vaventy avokoa. Tombatombany ê. Alaivo ambony, alaivo ambany. Adihodiho dia halaky hahita ny afenin-dry zareo ianareo.

Izaho Vahömbey kosa dia tsy manan-kafenina na inona, na inona. Na fananana ampelan-tànana, na fidirambola. Ary efa nataoko mazava tany amin’ny antontan-taratasy firotsahako izany. Izao indray asaina hanao sonia mikasika ny zo sy adidy izahay, mba hanara-dalàna, hitandro fifanajàna. Koa tokony hiaiky dieny izao tsy hanakorontana n’inon’inona mandritra ny fifidianana sy aorian’ny valim-pifidianana. Fa izahay kandidà madinika itony moa izany dia tena heverina ho bado sa gaigy ?

Efa hitam-poko, hitam-pirenena izao ny fanararaotam-pahefana efa hatry ny taona maro, ny fanaovana didiko fe lehibe, ny fandrahonana isan-karazany any andakira rehetra any,  ny kolikoly atao amin’ny manam-pahefana isan-sokajiny, sns. Ireo kandidà maventy rehetra ireo efa manao izany avokoa. Ny sasany aza efa aman-taonany. Dia asaina hanao sonia izahay kandidà madinika mba hamato-tena hangina n’inon’inona fandikan-dalàna ataon’ny maventy ? Fa angà izahay raha madinika dia kanosa ka na ho itsahana an-tampondoha aza dia hiforitra ? Sarobidy ho ahy kandidà madinika izany teny omena anaovan-tsonia izany. Matoa atao misy antony. Raha tsy izay, aleo tsy atao.

Olompirenena

Matoa aho mirotsaka kandidà, na faran’izay osa tsy manam-bola ho laniana anaratoana vatom-pifidianana aza, dia mahasahy. Amafisiko amin’ izao firotsahako izao ny fanoherako ny gaboraraka. Na felan-tànampoana aza ny ahy. Izaho sahy mandroso hamoha ny vavahadin’ny fahamarinana. Na ho vidiako amin’ny aiko aza izany. Te-ahita ny fireneko miaina anatin’ny rariny sy ny hitsiny aho. Ny hazavana maharesy aizina no mampivoatra malaky ny be sy ny maro tsy ankanavaka. Io ny hazavana, io andolohako io.

Olompirenena faran’izay sarotiny amin’ny fananana iombonana aho. Na tany io, na harena ambonin’ny tany, na ankibon’ny tany, na andranomamy, na andranomasina, na an’abakabaka. Tsy antsika ireo fa nampindramina antsika. Tokony kolokoloina, kajiana sy ampitomboina ho an’ny taranaka fara-mandimby. Leo ny mimenomenona tsy ankandray andraikitra mivantana aho. Tofoka ny mihanahana fotsiny toa ny ankamaroan’ny mpikambana ao amin’ny fiarahamonimpirenena.

Nanahy aho sao fitapitahan’ny mpanodinkodin-dalàna raha ndeha hirotsaka ho fidiana amin’ny maha-olompirenena tsotra. Kaodikaody aho nikasika ny fampiharan’ny mpitsara ny code électoral. Hany ka naleoko nanangana an’i FAnambinana MAdagasikara – FAMà ho antoko pôlitika nandrotsaka ahy. Raha ny sitrapoko dia tsy nitafy pôlitika aho. Tsy mba mpiady seza izany aho hatramin’izay niainako. Ary tsy ho mpiady seza mandrakizay. Raha seza no nilaiko efa nahazo hatry ny ela aho. Na dia tamin’ny 2002 fotsiny aza.

Masao mpanao trano

Koa akory ny hatairako noho ireo namana nantenaiko hanome tànana, raha vao nahare hoe ifanotofan’ny masao (1)  tanteraka ny lakan’ny kandidà, … Avy hatrany dia namporisika ahy handefitra hanao sarintsarin-kandidà fotsiny. Efa vita ady varotrin’ny samy masao, hono, ny fanjakana eto Madagasikara koa aleo aho mipirina. Sady izaho rahateo tsy masao akory. Kepoka aho.

Ny ampahana masao mpiherongerona indrindra ao anaty fivondronamben’ny masao no misetrasetra izay tsizy eto amintsika ankehitriny. Ireo mpanao bodongerona ny fananam-pirenentsika ireo no mifampitantana amin’i Renikelimalala (2). Ary ity ankalazaina ho vondrona iraisampirenena ity dia sary vongana raha ny tena marina. 

Sinémà ifanaovan’ny vazaha sy ny rajakom-bazaha, vazaha mody miady, no mibahana eto Madagasikara. Ny kandidà mpivarotra tanindrazana rahateo moa raofina amin’ny sobika aminay kandidà miisa 33 ireo ! Sady ireo rahateo faran’izay mahay mivarotra saka beloha. Jereo moa ity famiravirana ny maha-isika antsika ity ê ! (3)

Ny olona no harena

Hanavotra ny tanindrazako no laharam-pahamehako ankehitriny. Noho izany, tsy avelako ataon’iza na iza antoka ny tanindrazako. Manan-jina ny harena rehetra eto Madagasikara satria Manankasitsara i Madagasikara, hoy ingahy Olombelo Ricky izay. Io andrarezin’ny kolontsaina malagasy io rahateo no efa nanafatrafatra hatrany mikasika ny maha-saropady ny  “ kadasitr’i Madagasikara  ”.

Noho izany, tompokolahy sy tompokovavy, amin’ny maha-taranaka mpanazary vazimba ahy dia aleoko izaho no kandidà osa indrindra, tsy mba manam-bola, aminay kandidà 33 ireo. Aleoko aho boribory toa izay ampitrosain'ny mpambotry ny tanindrazako, mpanandevo ny fireneko. Na ho tambazana deal toa inona aza !

Amin’ny vahoaka malagasy irery ihany aho no manao velirano hifanasoa sy hifanatsara. Lozan’izay mivadi-belirano. Ambonin’ito tany diavintsika ito aho no mianiana hitandrina ny rariny. Ambanin’io lanitra lolohavintsika io aho no manome toky hitandro ny hitsiny. Mason’andro niany, mivoady aho ny hanao hatrany izay maha-salanitra ny ambanilanitra.

Koa raha misy azonareo atao hanafainganana izany, rey havako, dia ataovy ankafaliana re. Na olona iray, na folo, na zato, na arivo, na halina, na hetsy, na tapitrisa voasarikareo ho namantsika dia raisintsika an-tànan-droa avokoa. 

Tsihy be lambanana ny ambanilanitra. Lapabe tia maro ny tanin-taranaka. Koa ndeha hanao tohivakana, hifanome tànana.

Ny olona no harena, tompokolahy sy tompokovavy.







(*) « Ny vato izay nolavin’ny mpanao trano no efa tonga fehizoro indrindra », Salamo 118.22

(1) Franc-Maçon

(2) Françafrique

vendredi 6 septembre 2013

Réflexions d’un candidat solitaire (*)




Malagasy

Notre projet de société FAnambinana MAdagasikara - FAMà  (1) est notre document cadre pour élaborer tout programme à visée politique. Celui-ci sera nécessairement contextuel afin de convenir aux besoins et répondre aux souhaits indiqués par le factuel tel que chaque groupe de population-cible le manifestera.

Autant dire d’emblée qu’après mûre réflexion, au terme d’une observation attentive menée d’un bout à l’autre du pays, nous avons décidé de ne pas nous imposer un programme théoriquement figé. Aussi, nos sympathisants ont-ils toujours su qu’aucune feuille de route unilatéralement écrite d’avance ne formatera rigidement l’exercice de notre mandat. Comme cette discrétion sur le programme, à distinguer absolument du projet de société, semble indisposer les habitudes intello-technocratiques des uns et des autres, nous nous sommes résolus à présenter ce document synthétique à titre de manifeste. D'une part, afin de nous expliquer. D'autre part, pour faire appel à l’intelligence de cœur des prospects encore hésitants.

Dieu seul sait combien ces derniers sont légion puisque les éventuelles élections du 25 octobre prochain tiennent du forcing. Cas de force majeure décidément déraisonnable : un deuxième tour avant Noël en pleine saison des pluies. Inutile de parler des aléas de la collecte des résultats qui s’ensuivront ! Mais, bon. Ce que loges maçonniques diablement prépondérantes veulent, françafrique veut. Et à l’inconsistante communauté internationale de valider pour se peinturlurer la conscience et surtout se redorer la galerie. Bizness is bizness, isn’t it ? Et bonjour, la soubique à foza mpandoza. Ces élections ne serviront, disent les mauvaises langues en mal de sensationnel, que de mascarade pour adouber le favori de renikelimalala (2). Sans Inutile Commentaire !

Quitte à devenir kamikaze, le rônin – samouraï sans terre ni maître – n’en a cure. En malabary et kiranyl, il se tient prêt avec son bokken (3) quelle que soit la puissance de feu et de fric des armadas d’en face. Peu lui importe l’issue de l’affrontement. Comme de toute sa vie, il n’a jamais frayé avec les malgaches – mal gâchis, il est temps de s'expliquer. Virilement, au besoin.


Sa vision à lui est claire. Il se tiendra debout au nom du MALAGASY.

Candide

Jusqu’à ce jour, il nous semble vain d’imposer préalablement à notre électorat un programme précis sans lecture claire de la situation, celle dont nous hériterons en accédant au pouvoir. Dans quel état se trouveront le pays, la population et surtout la gouvernance à ce moment-là ? Un état des lieux sans état d’âme ainsi qu’un audit scrupuleux s’avèreront nécessaires pour y répondre avec un maximum d’exactitude.

Il est vrai que des statistiques courent déjà par-ci et par-là pour alerter, voire même alarmer, sur le pourrissement de la situation. Toutefois, quoiqu’on veuille, ces données font suite à des initiatives toutes personnelles. Donc, forcément subjectives avec peut-être des préjugés ou des arrière-pensées d‘ordre politique. Aussi, préférerons-nous établir notre propre constat et l’affûter en fonction de la situation sur terrain. Nous mettrons en branle notre propre feuille de route pour diligenter nos actions à ce moment-là.

Un programme politique et son pendant économique sont éminemment stratégiques. Vu comment la grosse majorité des candidats opèrent, pratiquement avec zéro scrupule, nous choisissons délibérément d’avancer de biais vers le champ de bataille. Par ailleurs, vu la configuration actuelle de l’électorat malagasy, qui s’intéressera vraiment au décorticage des rubriques savantes et autres annexes alambiquées des programmes ? Mis à part les prétendus spécialistes et autres experts déjà au service de la concurrence pour la plupart ?

En tout cas, notre priorité repose sur le culturel. Et par extension, sur les trois aspects de l’éducation : formel, non-formel et informel. Il nous faut changer de mentalité, entend-on dire partout depuis des décennies. Educateur de métier, nous saurons prendre cette problématique à bras-le-corps. D’ailleurs, nous nous en sommes toujours occupés quoique avec des succès mitigés puisque l’appui d’une politique d’Etat nous aura manqué. Ce qui, entre autres raisons, justifie notre engagement pour les présidentielles. Ayant souffert de l'amertume des tâtonnements avant de parvenir à nous armer sur le tard d’un sens plus aigu de l’anticipation, nous souhaitons désormais amplifier nos avancées à plus grande échelle, celle de la nation.

Candide ? Bien volontiers. Activiste déclaré de la défiance politique autant qu’agitateur patenté de conscience, notre attitude s’ajuste sur la conclusion du héros voltairien : « Il faut cultiver son jardin ».

Personnalité, d’abord

A Madagasikara, les travées des assemblées politiques sont carrément squattées à demeure par des brigands, des tricheurs, des voleurs et des criminels. Parfois jusqu’aux parvis des temples et des églises. C’est tellement flagrant et si habituel que plus personne ne s’en étonne. Comble de l’insulte, des personnalités notoirement malpropres se maquillent en jouvenceau ou en jouvencelle pour duper un électorat déjà réputé crédule. Road-shows à coup de démagogie simpliste et d'alléchant programme où il ne manquerait plus que l’affichage d’un code-barres pour faire aussi crédible que la pub la plus mensongère.

Après nos déboires de ces derniers régimes, il est peut-être de bon ton d’insister sur la qualité d’un programme plutôt que sur le potentiel d’une personnalité, mais ce sera difficilement d’actualité en cette période trouble. Trop de paramètres, voire trop d'inconnues, s‘enchevêtrent encore dans la plus triste des confusions. Qui sait ? Ce sera peut-être le cas lors du quinquennat qui suivra celui à venir. A condition que le prochain président élu fasse ce que les faits attendent de lui.

Il lui faut absolument rétablir la confiance au sein de la société. A lui de faire preuve d’abnégation. Qu’il sache symboliser l’éthique fondée sur la vertu. A lui de faire preuve de fermeté autour de lui pour que la meilleure des tables de valeurs se vive concrètement. A lui de faire preuve de tolérance et d’ouverture d’esprit pour impulser la dynamique de réussite que ses compatriotes attendent depuis des lustres.

Au nom de la justesse

 Sa priorité sera la mise en place de la Haute Cour de Justice. En plus de la volonté politique, une telle décision impose que les élections communales, régionales, provinciales et législatives s’organisent dans les meilleurs délais. En effet, la composition de cette Haute Cour de Justice exige l’intégration de certains élus.

Comme la dynamique de réussite évoquée plus haut a intérêt à partir de la base sociétale, nous prêterons notre meilleure attention à la vitalité des relations interpersonnelles et inter-communautaires. Autrement dit, aux réalités du fokonolona. Aussi, le maillage de la décentralisation renforcé par une effectivité du pouvoir décisionnel au niveau local représente à nos yeux la clé du succès. Il faudra améliorer l’existant dans ce domaine. Là se résolvent d’abord les problèmes et nulle part ailleurs. Qu’on parle de sécurité, de production, de santé, d’éducation, d’énergies, d’infrastructures, etc. Comment ? Entre autres dispositions, à l’aide des coopératives et grâce aux mutuelles.

Sur un autre plan, il s’avère aussi impératif de rendre à la société civile ses lettres de noblesse. Le politique doit d’abord être restitué au citoyen. Notre pays manque cruellement d’authentique citoyen qui sert de modèle aux autres grâce à son bénévolat au service du bien commun, pour le bénéfice de l’intérêt général. A charge par la suite pour ce citoyen-modèle de s’engager, par besoin d’efficacité plus accrue mais à condition qu'il le souhaite, dans la pratique politique relative à la conquête et  l’exercice de l’autorité publique.

Pourquoi notre pays stagne-t-il au point de régresser ? L’une des raisons majeures est que l’équilibre pouvoir / contre-pouvoir y demeure précaire quand il n’est pas carrément insignifiant. Ou pire encore, inexistant. Un Etat ne peut se targuer d’être fort que quand l’opposition dispose d’une capacité suffisante pour contrôler les agissements de ses administrateurs. Un forum permanent de l’opposition est donc fortement souhaitable pour asseoir, sur le plan politique, la cohésion de la nation.

Bon cap gagnant

Vu la situation géopolitique actuelle, il apparaît évident que le monde se trouve à la croisée des chemins. A preuve, les tiraillements sur la Syrie. Les grands blocs historiques face à la montée en puissance du BRICS. Dans notre contexte indianocéanique, la françafrique d’un côté et la chinafrique, de l’autre. Sans mésestimer la parenté d’alliance entre l’Afrique du Sud et les Etats-Unis. Ne pas oublier l’île Maurice avec ses manoeuvres COI-iennes. Ajoutons-y la ramification tentaculaire de l’islamisme dans cette zone-ci de l’Océan Indien.

Au vu de ce tableau sommaire, pourquoi un candidat aux présidentielles jaloux de son indépendance d’esprit et soucieux de sa liberté d’action  se découvrira-t-il prématurément en dévoilant dès maintenant un quelconque axe stratégique de politique internationale ? Le bon sens dictera à la diplomatie de s’aménager les alliances les plus fructueuses pour Madagasikara tout en ménageant la susceptibilité belliqueuse des uns et des autres. Naviguer en slalomant s’il le faut mais avec un bon cap gagnant pour Madagasikara. Ce sera le mot d’ordre.

Avant de conclure, disons nettement que la stabilité institutionnelle fondée sur la religion du droit est notre credo. C’est la condition sine qua non pour réussir à gérer comme des bénédictions les multiples ressources de notre pays. Même si nos richesses extractibles sont toutes également  importantes, ce métal si précieux qu’est l’or doit être considéré à part. Nous lui réserverons un traitement de faveur qui permettra à notre pays de décupler sa marge de progression vers le mieux-vivre. D’autant que jusqu’à présent, nous souffrons d’accès aux capitaux financiers à tous les niveaux : personnel, entrepreneurial et gouvernemental. Grand temps aussi d’arrêter d’exporter vaille que vaille de la matière brute et de songer à diversifier nos industries de transformation.

Terre sacrée

Notre environnement naturel, malgré les coupes sombres de ces dernières décennies, demeure encore en-deçà du seuil critique d’irréversibilité. Ce côté partiellement sain doit être rapidement mis à profit. Question de survie !

Primo, pour s’investir dans des protocoles de régénération de notre part de biosphère. Legs pour nos descendants – Tanintaranaka – oblige. Des directives dans ce sens sauront s’imposer d’elles-mêmes, particulièrement au sujet de l’exploitation de nos réserves en énergies fossiles. Patriote permaculteur, nous avons toujours milité pour le volet énergies renouvelables comme alternative de premier choix. Décideur politique, nous saurons nous investir dans ce domaine avec toute la profondeur de notre conviction.

Secundo, pour aider nos populations à mieux se nourrir en s’échangeant leurs produits grâce à la multiplication des réseaux commerciaux. L’autosuffisance alimentaire est autant affaire de distribution rationnellement équilibrée que de production respectueuse des logiques de mère-nature… Depuis le temps que nous rêvons de faire de ce beau pays, réputé pour être un sanctuaire de la nature, le fleuron mondial de la permaculture.

Nous, Malagasy, disposons d’un atout culturel que les pays soi-disant développés se mettent à redécouvrir tardivement. Pour nous, la terre n’est pas que nourricière. Elle est aussi sacrée. Et cela, aucune colonisation n’aura pu, ni quelconque mondialisation ne saura nous l’arracher du cœur.

Dans ce sens du sacré réside notre fierté. Celle d’être nous-mêmes. Malagasy du 21ème siècle.

Antsirabe, 06 septembre 2013.

RABEARISON Roland Dieu Donné Vahömbey













(*)     En souvenir d’un livre de poche, compagnon fidèle de mes vingt ans . « Rêveries d’un promeneur solitaire », Jean-Jacques Rousseau.


         (2) Appellation vernaculaire de la françafrique.

(3)   Sabre de bois japonais.

jeudi 15 août 2013

" Isika tsy maka lâgy am' zany ! "




Raha fanambinana no tian-ko lolohavina, mahasoa ny manao ombay làlana satria saropady ny atao an-doloha. Koa ndao ialàna ny disadisa, ny fifanafintohinana, ny fifampilàn-kisa… Na amintsika samy isika. Na amintsika sy ny vahiny. Na amintsika sy ny rajakom-bahiny. Indrindra amin’izao vanim-potoana sadasada izao. Mbola ankibon’ny omby izany fifidianana izany. Hisy sa tsy hisy ? Hanakory sy hanakory ? Sns.



Efa hatramin’ny jona 2009 aho no nandadilady fandriampahalemana koa namporisika tsangan-tsaina fotsy. Maro no namingavinga ahy noho izany. Tao no nanabatibaty tsotra izao. Saingy izao no izy. Hatreto aloha dia zara raha nisy ràn’olombelona latsaka teto Madagasikara. Ny mangozohozo ampitsanganana nohon’ny hanohanana no maro tsy tambo isaina. Misy ny maty saingy, sanatrian’ny vava, tsy faty miampatrampatra toa ny any Egypta ankehitriny nohon’ny raharaha Morsi.

Koa na iza na iza namporisika ahy, na mamporisika ahy, tsy izaho mihitsy no hitarika vahoaka sanatria ho atao sorona ara-pôliFika, na ara-pôlitika. Antony nandehanako irery niatrika ny vavahadin’Ambohitsorohitra izany tamin’ny alakamisy 13 jona 2013. Tsy ny te-hanaraka ahy teny tamin’iny andro iny, na ny namporisika ahy hiverina teny fanindroany sady diodinim-bahoaka, no tsy nisy. Koa tsoriko mazava etoana. Voalohany, safidiko ambatako tamin’iny no nandeha irery nosahalain’Andriamanitra. Faharoa, taranaka mpanazary voaàry aho. Te-ho mendrika izay nipoirako aho koa faran’izay sarotiny amin’ny ain’olombelona.



Matoa aho nanganika teny Ambohitsororohitra tamin’ny 13 jona 2013 dia namafa ota ihany koa ny habibian’ny 07 febroary 2009. Fanta-poko, fanta-pirenena fa mpikarama an’ady ivelan’ny lapa no nitifitra voalohany avy tao andamosim-bahoaka koa niantsy ny valin-tifitra avy tao Ambohitsorohitra. Loza aman’antambo iny 07 febroary iny. Aleo ho baben’izay nahasahy azy koa ifanodiavan’ny taranaka fara-mandimbiny.


Ho an’ity Madagasikara tanindrazana tanin-taranaka ity dia tsy maintsy natao izay tokony natao amin’ny maha-malagasy mahalala ny tokony atao. Noho izany, ny sasa fady tamin’ny tany aman-danitra tsy maintsy natao antoandrobe nanahary imasom-bahoaka. Tsy nila fombafomba nisampisampiana na nodiodiana izany. Tohivakan-teny mahavaky tany mahaloa-danitra. Izay no nilaina namerenana an-dohany. Ny fandavorariana laoniny dia adidy tohaka an-delan’ny mpanazary, tompokolahy sy tompokovavy. Koa hatreo ny amin’iny.


Amin’izao toe-draharaha pôlitika mahavalalanina ny besinimaro izao dia tsotra no ambarako. Aleo hirotsaka avokoa ny rehetra. Amafisiko etoana ny fankatoavana efa nataoko tamin’ny famoahan’ny CES ilay lisitra nampifandrirotra, nahafoana ny fifidianana tamin’ny 24 jolay 2013.

Raha ny rariny sy ny hitsiny no tena itsongolohana hatramin’ny antsipirihany indrindra... Raha ho sarotiny ara-penitra isika koa hanilika azy telo mianaka dia tokony endahana avokoa ireo

- nitsikombakomba sady nanararaotra ny fanongam-panjakana tamin’ny 2009. Na ireo efa tao vao mody nialangalana, na ireo mbola mitampikitra ao hatramizao. Feno azy ireo, miandahy miambavy, ao anaty lisitrin’ny kandidà filohampirenena ao.

- manararaotra fahefam-panjakana amin’ny maha-minisitra, CST, CT, sns. Samy mangala-tety avokoa ireo, sady mitavana hasasaram-bahoaka no manao sisik’ila prôpagandy alohan'ny fotoany. Firy volana sy firy taona ireo izao no efa gisa mpangala-ketsa ?! Dia ry zareo mpambotry kamboty indray ankehitriny no avo vava ?

F'angà vitan'izay ?

Ry zareo fototrin’ny disadisa eto Madagasikara sady mpanao sonia ny feuille de route anie ka voasolo tena ao amin’ny CES vaovao ê. Ny mpandiso vilana mihitsy ity no voahosotra ho mpitsara ! Aok’etsia !! Ma’pmé, hoy ny fiteny tanora izay. Tena ma’pmé bé !!

Fiteny tanora no amaramparanako ny soratro : « Isika tsy maka lagy am’zany ! ». Tsangan-tsaina fotsy io. Fanambinana an-doloha. Na ho masoandrobe mamaky loha sola aza, maneno ny antsiva rehefa antànan-tompony. Samy manana ny rano nandroiny. Misy dikany matoa voatahirin-tantara ny anaran-dry Gandhi, Guevara, N’krumah, Lumumba, Sankara, Mandela, …


Anamarihantsika izao andro assomption izao na dia tsy katolika aza ny tena fa protestanta, na dia tsy kristianina avokoa aza isika rehetra mamaky izao lahatsoratra izao, dia ireto misy rohy anankiroa ampitoviantsika tadin-dokanga.

Trafonkena ome-mahery, tompokolahy sy tompokovavy. Am-bava omana, am-po mieritra.

THRIVE : Mais que faut-il donc pour prospérer ?



DEFIANCE POLITIQUE : lutte non-violente à buts politiques. Paix, liberté et justice sociale.
Gene Sharp  DE LA DICTATURE  À LA DÉMOCRATIE .
Un cadre conceptuel pour la libération

http://www.aeinstein.org/organizations/org/FDTD_French.pdf